La revue du projet

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"Créer, c’est résister. Résister, c’est créer" - On vous fait un dessin

le 26 May 2015

Il y a plus de 10 ans, d'anciens membres du Conseil national de la résistance (CNR), Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, et Maurice Voutey, lançaient un appel solennel : 

« Créer, c'est résister. Résister, c'est créer »

Le 27 mai 2015, année du 70e anniversaire de la victoire sur le nazisme, quatre figures de la Résistance, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay, vont faire leur entrée au Panthéon.

Aujourd'hui, dans la crise que traverse l'Europe, entre la remise en cause des conquêtes sociales de la Libération et la poussée des extrêmes droites. Ces paroles "adressées avec affection aux jeunes générations" nous ont semblé être toujours d'actualité et un une manière de rendre hommage à celles et ceux qui résistèrent pour des jours heureux en continuant de faire entendre leurs voix.

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Hommage à l'appel "Créer, c'est résister... par CN-PCF

 

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

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Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

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Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :

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Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des " féodalités économiques " , droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

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Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau " Programme de Résistance " pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

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Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

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Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : " Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ".

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A voir aussi :

27 mai 2015 - Journée nationale de la Résistance

Le PCF honorera toute la Résistance et appelle ses militantes et militantes, les citoyennes et citoyens, jeunes et moins jeunes à se rassembler, à organiser devant la place de la mairie, au cimetière, devant une plaque commémorative, devant une plaque de rue... des cérémonies et des initiatives dans toute la France.

Une soirée d'hommage, où sont conviés toutes celles et tous ceux qui le désirent, aura lieu au siège national du Parti communiste français - 2 place du Colonel Fabien - autour d'une pièce de théâtre sur Marie-Claude Vaillant-Couturier et de la présentation du « dictionnaire des fusillés sous l'occupation » publié aux Éditions de l'atelier.

Révélation Kerviel : plus que jamais le procès de la Finance reste à faire (Olivier Dartigolles - PCF)

le 18 May 2015

Révélation Kerviel : plus que jamais le procès de la Finance  reste à faire (Olivier Dartigolles - PCF)

Selon le site internet Mediapart, la commandante de police en charge de l'enquête sur les pertes de la Société Générale début 2008 a déclaré, lors d'une récente audition devant la justice, que ses investigations l'avaient conduite à "la certitude" que la "hiérarchie" de Jérôme Kerviel "ne pouvait ignorer" les agissements de son trader,  Ainsi donc se confirme ce que nous disions depuis le début de l'affaire : Jérôme Kerviel ne pouvait pas être le seul responsable d'une spéculation effrénée qui a engagé plus de 20 milliards et la perte de 5 milliards d'euros ! 

"Les écuries d'Augias du capitalisme financier doivent être nettoyées" écrivions-nous en 2010 après le premier procès Kerviel. Plus que jamais le procès de la Finance, de la  spéculation, reste à faire.

A l'heure ou les banques ont robinet ouvert, via un dispositif de rachat de dettes par la Banque centrale européenne (60 milliards d'euros de dette chaque mois pour un total prévu de 1 000 milliards d'euros), cette dernière révélation démontre s'il en était encore utile, la nécessité absolue de la création d'un pôle financier public incluant des banques nationalisées, seule capable de mettre fin à la spéculation et la financiarisation devenues folles de notre économie.

 

La Revue du projet, n° 47, mai 2015

le 13 May 2015

La Revue du projet, n° 47, mai 2015

Société du fichage - Société de la surveillance

le 06 May 2015

Société du fichage - Société de la surveillance

Vote de la loi sur le renseignement à l'assemblée nationale

Les députés communistes et Front de gauche votent contre !

>> La légalisation de la surveillance de masse par l’État avec la Loi Renseignement adoptée le 5 mai par une majorité de députés constitue une menace sans précédent sur les libertés publiques.

>> Les citoyens sont aujourd'hui désarmés face à l'observation continuelle à laquelle les géants de l'Internet les soumettent en vue de recueillir et d'analyser leurs données personnelles pour mieux influencer le consommateur comme le citoyen.

>> C'est bien une société du fichage, y compris ethnique ou religieux, du tri social et de la surveillance qui est progressivement légitimée et qui se met en place, comme aux pires heures de notre histoire.

 

L'INSUPPORTABLE FICHAGE ETHNIQUE

L'époque semble devoir être au fichage. Ainsi Robert Ménard, Maire de Béziers, vient tranquillement de rendre publique qu'il organise une inquiétante comptabilité des origines ethniques et religieuses supposées des enfants des écoles de sa ville : une pratique abjecte et contraire aux fondements même de notre République. Pourtant, malgré l'émotion suscitée, il faut savoir que l'actuel 1er ministre avait lui-même défendu un tel procédé il y a quelques années. Sur la base de quels critères et surtout dans quel but organiser ce tri des enfants et des êtres humains, sinon pour légitimer une lecture raciste de la société et des comportements ?

SURVEILLER / PUNIR

C'est, par certains côtés, la même logique qui inspire le projet de Loi qui vient d'être adopté en urgence et sans réel débat par l'Assemblée Nationale. Une Loi qui vise à trier les citoyens selon leur dangerosité présumée. Une Loi permettant le déploiement de dispositifs de surveillance en dehors de toute décision de justice. Une Loi visant à mettre en œuvre une surveillance généralisée et massive des réseaux de communication (téléphonie, Internet…). Sous prétexte de s’attaquer au djihadisme, dont le gouvernement refuse de voir les vraies causes, elle envisage de mettre en place une surveillance généralisée, industrialisée et sans contrôle démocratique réel.

Avec quelle efficacité en matière de lutte contre le terrorisme, puisque c’est là le prétexte utilisé par le gouvernement de Manuel Valls ? Tous les spécialistes le savent, l'efficacité est du côté d'une politique du renseignement qui s’appuie sur l’humain plutôt que sur l'algorithme qui va transformer une majorité de citoyens en suspects potentiels. C'est cette même logique qui conduit à remplacer les gardiens de la paix pas des caméras. Elle met de côté la compréhension et la réponse aux causes profondes qui peuvent conduire une infime minorité de notre jeunesse à se tourner vers la violence terroriste.

UNE SURVEILLANCE PRIVEE TOUT AUSSI DANGEREUSE

Plutôt que de singer les usages des géants de l'Internet, notamment les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) mais aussi les myriades d'entreprises qui collectent et exploitent nos données personnelles, l’urgence est à protéger les citoyens de ces méthodes généralisées de surveillance, de traçage et de marchandisation de notre utilisation de l'Internet.

Pourtant, là aussi, c'est le même modèle, issu de la Silicon Valley qui inspire la politique numérique de notre gouvernement : utiliser l'Internet non comme un outil d'émancipation mais comme un moyen de monétiser sans fin de nouveaux services, prospérant sur la destruction des services publics existants : santé, éducation, etc...

POUR UNE 6è REPUBLIQUE INTEGRANT DES DROITS DU CITOYEN NUMERIQUE

Oui, la révolution technique que nous vivons doit être l'occasion de remettre l'humain au cœur, et non l'inverse, d'élargir le champ de son exploitation et du contrôle social. Des droits nouveaux, ceux du citoyen numérique, sont à conquérir et à faire vivre au cœur d'une 6è République chaque jour plus urgente.

 

 

 

Pétition - ASPHIXIER LES COLLECTIVITÉS N'EST PAS LA SOLUTION

le 30 April 2015

Pour lire la pétition et la signer, cliquer ici

Migrants morts en Méditerranée : 9 mesures d'urgence !

le 24 April 2015

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Bichat près de chez moi : j'y tiens

le 21 April 2015

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25 avril 14h mairie du 18e : votation citoyenne pour sauver l'hôpital Bichat

le 20 April 2015

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Le PCF se réjouit que Paris puisse être la capitale de Jeux Olympiques éthiques

le 14 April 2015

Le PCF se réjouit que Paris puisse être la capitale de Jeux Olympiques éthiques

Le Conseil de Paris a voté hier son soutien à la décision d’engager pleinement la ville de Paris dans une candidature à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Le PCF salue cette décision.

Le PCF se réjouit de l’orientation que prend cette candidature, tenant compte des exigences des communistes parisiens quant à une conception nouvelle de ce que doivent être les Jeux Olympiques au 21e siècle. Ils doivent être portés par les parisiens mais ils doivent surtout répondre aux besoins des populations.

Le groupe PCF- Front de gauche au Conseil de Paris a ainsi émit le souhait d’une concertation populaire sur le projet olympique. Les communistes proposent que les parisiens puissent s'investir tout au long du processus depuis la candidature jusqu’à l’organisation avec la création « des comités populaires pour la réussite des Jeux Olympiques et Paralympiques ». Leur rôle sera de porter les exigences et les recommandations des citoyens.

Les communistes ont également proposé un programme pluriannuel national, soutenu par un budget sport à hauteur de 1% du budget de l’État. C'est un programme que nous inscrivons dans un cadre, que nous appelons « Loi Olympique », bâtie sur une conception du service public des sports moderne et de qualité.

Nous devons reconquérir l’idéal olympique sur des valeurs de solidarité, de paix et d’éducation entre les peuples, et d’appréhender les Jeux Olympiques et Paralympiques sous l’angle de l’héritage, matériel et immatériel, laissé aux populations.

Si nous voulons des jeux durables qui mettent le sport au service de l'être humain et de son émancipation, il faut s'attacher à libérer le sport de sa marchandisation et reconquérir l'idéal humaniste.

Le PCF se réjouit que Paris puisse être la capitale de Jeux Olympiques éthiques et être un souffle nouveau pour l’olympisme.

Loi sur le renseignement : Une surveillance généralisée inacceptable (PCF)

le 13 April 2015

Loi sur le renseignement : Une surveillance généralisée inacceptable (PCF)

Hier, l’Assemblée nationale a débuté l’examen du projet de loi relatif au renseignement.

Avec ce dispositif, l’atteinte à la liberté devient la règle, la protection l’exception.

« Pas de moyens d’exception » et « Pas de surveillance généralisée des citoyens » ? Sonoriser des espaces privés, capter des images, accéder en temps réel aux données de connexion Internet ou installer des dispositifs de recueil des communications couvrant de larges périmètres de l’espace public, voilà donc les dispositifs qui ne constituent pas « des moyens d’exception » !

Prévoir que les pouvoirs spéciaux de renseignement pourront être mis en œuvre pour assurer, notamment, « la prévention des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale». Au nom de la lutte contre le terrorisme, ce sont donc aussi les mouvements de contestation sociale qui pourront faire l’objet de cette surveillance accrue. L’ensemble des citoyens constituera ainsi la cible potentielle du contrôle, à rebours de ce qui est affirmé.

La détection par traitement automatique des comportements suspects à partir du « big data » va exercer un contrôle social totalitaire sur la population à partir de la mise en corrélation systématique de tous les données et traces numériques produites par chacun : vidéo surveillance, comptes bancaires, dossiers médicaux, scolaires, professionnels, réseautages sociaux, consultations sur le web, achats, géo-localisation. Ce projet de loi s’intègre en outre au projet européen INDECT ( Intelligent Information System Supporting Observation, Searching and Detection for Security of Citizens in Urban Environment ).

Plus grave, tout le dispositif d’autorisation est placé entre les mains de l’exécutif évitant le contrôle par le juge judiciaire de mesures pourtant gravement attentatoires aux libertés individuelles qu’il est constitutionnellement chargé de protéger.

Ce projet de loi installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité. Il est à ce titre inacceptable et le Parti Communiste Français ne peut que s’y opposer dans l'état.