le 17 janvier 2013

Le Front de Gauche appelle à manifester massivement le 19 janvier en région et le 27 janvier à Paris en faveur du droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous et du recours à la PMA pour les couples de femmes
Dimanche 13 janvier, une manifestation a réuni les opposants au mariage, à l’adoption, à la filiation et à la PMA pour tou-te-s. Sans en exagérer l’ampleur, elle marque une nouvelle offensive contre l’avancée politique et sociale majeure que représente l’adoption d’une telle loi. Toute la gauche doit être au rendez-vous pour que soient supprimées, dans la loi et dans les faits, les inégalités en droit qui légitiment les discriminations envers les personnes LGBT. Les forces réactionnaires gagnent toujours du terrain si les tenants de l’émancipation humaine ne mènent pas la bataille publiquement avec force et cohérence. Nous dénonçons les tergiversations et reports du gouvernement et l’appelons à s’engager fermement sur les trois revendications pour le mariage, l’adoption et la PMA. Après la manifestation pour l’Egalité du 16 décembre à Paris et son implication dans les mobilisations décentralisées du 19 janvier, le Front de Gauche sera de nouveau présent le 27 janvier pour la grande manifestation nationale à Paris afin de réclamer une grande loi d’égalité et non une loi « a minima ».
Pour le Front de gauche le combat pour l'égalité civique et l'égalité sociale n'est pas séparable. Nous appelons les assemblées citoyennes et les toutes les structures du Front de Gauche à mobiliser massivement puissamment pour le 27.
le 15 janvier 2013

Pour être effectif lors des élections municipales de 2014, le droit de vote des étrangers doit être mis à l’ordre du jour de l’assemblée nationale rapidement afin d’engager le processus de révision constitutionnel.
La pétition nationale sera remise au président de la république fin mars. nous avons trois mois devant nous pendant lesquels la mobilisation populaire sera déterminante.
Le collectif regroupe une centaine d’associations, syndicats et partis politiques. Parmi elles, la plupart des associations antiracistes et de défense des droits, les associations issues de l’immigration, des grands mouvements d’éducation populaire, toutes les grandes confédérations et organisations syndicales, et toutes les formations politiques de gauche à l’exception du parti socialiste.
La pétition peut être signée en ligne. Mais l’essentiel sera la campagne de proximité. Le modèle de pétition est téléchargeable ci-contre ou www.droitdevote2014.org/La-petition. html
Au delà des organisations signataires, les animateurs de la vie locale, notamment les jeunes des quartiers populaires, peuvent ensemble lancer la constitution du collectif local. à l’image du déploiement considérable qu’ont permis les collectifs pour la défense de la Poste, les collectifs pour le DDVE 2014 peuvent, outre la campagne de signatures, organiser des débats. Pour solliciter des personnalités, vous pouvez vous adresser au collectif national) secretariat@droitdevote2014.org ou 01 56 55 51 08) ou au réseau Droits et Liberté du PCF liberte@ pcf.fr.
Afin de mettre en valeur l’étendue territoriale de la campagne une page du site est dédiée aux collectifs locaux. Pensez à indiquer la création de votre collectif à l’adresse : secretariat@droitdevote2014.org. Vous pourrez ainsi solliciter la création d’une liste de diffusion ainsi qu’une adresse de contact.
Si tous les parlementaires de gauche votent pour le droit de vote, il faut gagner une trentaine de parlementaires du centre et de droite pour obtenir la majorité qualifiée des 3/5 au congrès. C’est dire qu’il est indispensable d’assurer toutes les voix de gauche et de gagner les autres. Une lettre type est à votre disposition : www.droitdevote2014.org/ Modele-de-lettre-aux. html.
Si vous avez des réponses favorables, faites passer l’information afin d’avoir une visibilité nationale du rapport de force au congrès.
Tracts, flyers, pétitions, 2 affiches, lettres type, carte de vœux, argumentaires... sont téléchargeable sur le site de la campagne à la rubrique « matériel de campagne ».
Deux affiches imprimées sont disponibles, en grand nombre, sur commande auprès de Fériel Saadni au service communication de la LDH : secretariat@droitdevote2014.org ou 01 56 55 51 08.
Pour la collecte des signatures (pétition papier) il faut, sans délai et régulièrement, faire remonter au secrétariat du collectif (secretariat@droitdevote2014.org) le nombre de signatures collectées.
Puis, dans un deuxième temps, envoyer les pétitions papier à l’adresse :
Collectif droit de vote 2014
138 rue Marcadet
75018 Paris
Les dons peuvent être envoyés au collectif Droit de vote 2014, 138 rue Marcadet, 75018 Paris. Libeller les chèques à l’ordre : Ligue des droits de l’Homme, en indiquant clairement, au dos du chèque, Collectif droit de vote 2014.
le 13 janvier 2013

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté aujourd'hui contre le droit au mariage pour tous. Les forces de la réaction, la droite, l'extrême droite avaient complaisamment attisé les peurs pour cela. Elles ont cherché à cristalliser à cette occasion les oppositions au changement. Elles ont utilisé pour cela les interrogations d'une partie minoritaire des familles sur le sujet envisagé.
Cette manifestation ne peut faire oublier que la société française dans toute sa diversité est prête et majoritairement favorable à ce que 2 personnes qui s'aiment et souhaitent fonder une famille puissent s'unir – si elles le souhaitent- par les liens du mariage, quelle que soit leur orientation sexuelle.
Le gouvernement ne doit pas céder aux pressions de ceux qui refusent le progrès vers le respect universel de l'égalité des droits et plus simplement de l'amour.
L'histoire avance comme elle a avancé au moment du droit de vote des femmes, des jeunes à partir de 18 ans, de l'IVG. Celles et ceux qui tentent de l'arrêter par les moyens de la peur ou de l'intimidation de l'autre, n'y parviendront pas.
Quel que soit le caractère escarpé de ses chemins, l'émancipation humaine va une nouvelle fois l'emporter, c'est l'opinion du plus grand nombre. C'est l'appel profond de notre peuple et de notre jeunesse, les batailles d'arrière-garde n'y feront rien.
le 10 janvier 2013

Ce dimanche 13 janvier, une nouvelle manifestation est prévue par les mouvements politiques et sociaux opposés au mariage, à l’adoption, à la filiation et à la PMA pour tou-te-s. Depuis plusieurs mois, ces secteurs, enhardis par la frilosité du gouvernement et de la majorité parlementaire, mènent une importante offensive idéologique pour empêcher l’avancée politique et sociale majeure que représente l’adoption d’une telle loi.
Les débats sur la « loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe » offrent en effet l’occasion historique de supprimer les inégalités en droits qui légitiment les discriminations envers les personnes LGBT. C’est l’honneur et la responsabilité de toute la gauche non seulement d’assumer fièrement les valeurs égalitaires et progressistes inhérentes à ce combat mais aussi de mener bataille pour faire avancer toute la société dans cette voie. Telle est en tous les cas la position que nous défendons au Front de gauche. Comme l’affirme notre programme partagé L’Humain d’abord : « Nous adopterons une loi pour l’égalité qui éradiquera toute discrimination. Les droits du PACS seront renforcés. Le droit au mariage et à l’adoption sera reconnu aux couples homosexuels. Les femmes lesbiennes auront accès à la procréation médicalement assistée. » C’est le sens et le contenu de la proposition de loi N°119 déposée notamment par Marie-George Buffet « tendant à lever les discriminations reposant sur le sexe, le genre et l'orientation sexuelle en matière de filiation ».
Nous défendons le droit au mariage pour toutes et tous par conviction raisonnée que la liberté de choix est essentielle à chacune et chacun, et que l’égalité devant la loi, comme norme de la société, est porteuse d’un message sans équivoque qui délégitime les discriminations.
Nous défendons le droit à l’adoption parce que nous pensons que les personnes LGBT ne forment pas de moins bons parents que les autres et qu’ils ont autant d’amour à transmettre à des enfants.
Nous défendons aussi l’intégration du droit à la procréation médicalement assistée pour les femmes lesbiennes car, une fois évacuée la conception qui assigne une valeur inférieure à celles et ceux qui s’écartent d’une soi-disant norme hétérosexuelle, le cœur du débat est la filiation fondée sur l’engagement parental. Les lois de bioéthique ont consacré la valeur de l’engagement du compagnon stérile lors d’une PMA avec don de sperme : le compagnon de la mère a accès aux mêmes facilités pour faire reconnaitre sa filiation qu’un père biologique. Cette vérité selon laquelle ce sont l’amour et l’engagement parental qui fondent la filiation doit nécessairement s’appliquer pour les couples de femmes lesbiens. Dans un couple de femmes, aussi bien la parturiente que celle qui l’accompagne sont mères toutes deux. Par ailleurs, une femme seule recourant à la PMA a un projet parental tout aussi cohérent qu’une personne seule qui adopte.
C’est pourquoi, le Front de Gauche exige du gouvernement qu’il s’engage fermement et publiquement sur ces trois revendications légitimes et demande à la majorité parlementaire de les voter.
Dans le même temps, le Front de Gauche regrette la gestion calamiteuse de ce dossier par le gouvernement et ses continuelles hésitations, retours en arrière qui ont aboutit à affaiblir le soutien populaire largement majoritaire il y a encore quelques mois à cette loi. S’ajoutent à ces revirements le fait que le Gouvernement, en plein débat sur l’égalité des droits, a annoncé son renoncement à lever l’interdiction systématique du don du sang pour tout homme ayant des rapports sexuels avec des hommes, qui était un autre engagement de campagne de François Hollande ainsi que de toute la gauche.
Après la manifestation pour l’Egalité du 16 décembre à Paris, le Front de Gauche sera de nouveau présent sur les prochaines mobilisations début 2013, afin de réclamer une grande loi d’égalité et non une loi « à minima »: le 19 janvier sur les mobilisations décentralisées partout en France et le 27 janvier lors de la grande manifestation nationale à Paris.
Paris le 9 janvier 2013
Le Front de gauche
le 21 novembre 2012

François Hollande a annoncé hier devant les Maires de France son intention d'introduire une clause de conscience pour les Maires qui refuseraient de célébrer des mariages de couples de même sexe. Cette proposition est scandaleuse. Elle est humiliante pour les couples de même sexe qui aspirent à l'égalité. Surtout, elle constitue un recul terrible du Président de la République sous la pression des lobbies réactionnaires qui se sont exprimés ce week-end, souvent de manière violente.
Le PCF n'admet pas que la loi sur le mariage pour tous puisse souffrir d'exception. Aucune clause de conscience ne saurait valoir dans ce domaine. Accorder la liberté de conscience aux Maires qui refusent le mariage pour tous, c'est donner bonne conscience aux homophobes.
Le PCF mènera le combat pour que le projet de loi, trop timide, sur le mariage pour tous puisse bénéficier de réelles avancées. C'est le sens des propositions de loi déposées dès cet été par Marie-George Buffet et André Chassaigne. C'est d'égalité des droits et d'émancipation humaine dont il s'agit.
le 11 novembre 2012

Rencontre autour de la sortie du livre
en présence
R.D.V au 56 rue du rendez-vous Paris 12.
L’historien Pierre Outteryck vient de publier un ouvrage, fortement illustré et riche de multiples témoignages sur les parcours croisés d’Hélène et Alain Stern et la riche tradition de combats et de réalisations sociales des métallos.
Ce livre a été édité avec le concours de l’IHS Métallurgie CGT, la FTM et l’Union Fraternelle des Métallurgistes.
Alain et Hélène sont nés dans les années 30. Leurs vies furent profondément marquées par les luttes du Front Populaire et les années noires de l’Occupation. Le père d’Alain échappa de peu à la déportation ; les parents d’Hélène furent assassinés à Auschwitz.
Tous deux participèrent à l’UJRF et vécurent les moments clé de l’après-guerre où la classe ouvrière fut porteuse d’exigences émancipatrices : le métallo Ambroise Croizat fut, entre autres, l’initiateur de la Sécurité Sociale. Sans se connaître, Alain et Hélène participèrent en 1951 au festival mondial de la Jeunesse à Berlin, première pierre de solidarité et de fraternité entre les jeunes, 5 ans à peine après l’horreur national-socialiste.
Ajusteur aux usines Willème de Nanterre, responsable des formations à la Fédération des métallos, Alain travaillera aux côtés de Benoît Frachon pour créer la carte interprofessionnelle des retraités. Le voici dans les années 70 restructurant les métallos de Paris, puis coordinateur de la CGT dans les usines Renault, en particulier à Douai.
Comptable dans une société métallurgiste, Hélène sera une des animatrices de l’UFF sur Paris, puis de 1965 à 1975, la secrétaire de Jacques Duclos.
En 1980 ; tous deux s’envolent pour Moscou : Alain, au nom de la CGT, sera secrétaire de l’Union Internationale des Syndicats de la Métallurgie, puis à Prague, dès 1988, de la Fédération Syndicale Mondiale.
Parcours extraordinaire de ce couple qui a toujours la volonté de placer au cœur de leurs vie et engagements, l’émancipation des travailleurs.
Ainsi ils témoignent de la capacité de la classe ouvrière et particulièrement des métallos, à lutter au présent, à prendre en compte les contradictions et les difficultés de la vie pour pétrir un avenir construit autour de l’anticipation sociale.
Le ‘’94’’ rue Jean-Pierre Timbaud, l’hôpital des Métallos devenue la maternité des Bluets - Pierre Rouquès, les centres de rééducation professionnelles, tous nés durant le Front Populaire, sont toujours pilotés par les métallurgistes de la CG, et témoignent de la potentialité de notre Peuple à ouvrir des brèches dans l’exploitation capitaliste et à construire l’avenir.
le 23 octobre 2012

En matière de santé, le débat ne devrait pas porter sur le bien ou le mal, mais sur la meilleure prise en charge des personnes malades dans le respect de leur intégrité, simplement parce que tous sont des humains.
Le gouvernement ne doit pas tomber dans le piège dans lequel voudrait l’enfermer la droite, en le faisant passer pour irresponsable. La politique ultra-répressive menée sous Sarkozy pendant des années, a été un échec total.
La prévention des addictions, la réduction des risques, la prise en charge et le soin doivent être les fondements d’une grande loi de santé publique avec une prévention importante et une politique d’éducation ambitieuse dont il est urgent de lancer l’élaboration.
Une stratégie de réduction des risques doit se décliner au cours de l’accompagnement des personnes dépendantes. Les salles de consommation doivent permettre, dans un contexte d’éducation à la consommation à moindre risque de réduire l’ensemble des méfaits, sociaux comme médicaux, liés à ces pratiques.
Il faut abroger la loi de 1970 et promulguer une loi de santé publique articulant prévention, réduction des risques, prise en charge et soin.
le 15 octobre 2012

le 09 octobre 2012

le 19 septembre 2012

Après des années de conservatisme et de maintien des discriminations par la droite, des progrès pour l’égalité des droits à se marier et à fonder une famille sont annoncés par le Gouvernement, avec la présentation d’une loi en ce sens au Conseil des Ministres prévue le 24 octobre.
Le Collectif Fier-e-s et Révolutionnaires prend acte avec satisfaction du respect de cette promesse de campagne du candidat Hollande. Cette égalité des droits à s’aimer et à fonder une famille, reconnue par la République, avait été fermement revendiquée lors de la campagne du Front de Gauche.
Notre satisfaction n’est pourtant que partielle car cette égalité s’annonce bien incomplète. La Ministre de la Justice s’est en effet prononcée dans le journal La Croix du 11 septembre pour le maintien des discriminations dans l’accès à la procréation médicalement assistée. Aucun progrès n’est annoncé non plus concernant un droit simple à la filiation pour le/la conjointe, comme cela existe dans les couples hétérosexuels avec la « présomption de paternité ».
Pour le Collectif Fier-e-s et Révolutionnaires, il n’existe pas en République de citoyens plus égaux que d’autres, en particulier en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Ces demi-mesures seraient en outre une dangereuse invitation à un retour en arrière en cas de future majorité de droite, toujours hostile aux LGBT.
Nous rappelons l’engagement du PCF et de ses élu-e-s en faveur de l’égalité des droits au mariage et à la filiation, concrétisé par les propositions de lois de Marie-George Buffet en ce sens, redéposées à l’Assemblée nationale en juillet dernier, et qui incluent le droit à la PMA pour les couples de femmes et la facilitation du droit à la filiation.
Enfin, ce progrès dans l’égalité des droits s’inscrit dans un contexte socio-économique de crise, qui fragilise toujours la situation des minorités, et qui ne peut que s’aggraver par les mesures d’austérité promises. Un mariage, une famille sont des projets de vie : comment exercer pleinement ces nouveaux droits au mariage et à la filiation, sans travail, sans logement, sans les moyens nécessaires pour élever des enfants ? Dans ce cas, le Gouvernement nous promet certes le mariage… mais sans les petits-fours.
Le Collectif Fier-e-s et Révolutionnaires s’inscrira activement dans ce débat et participera aux différentes auditions mises en place par le Gouvernement pour y faire valoir ses positions, aux côtés de ses partenaires politiques, syndicaux et associatifs, et se tient à la disposition des médias afin que le traitement de ce dossier respecte le pluralisme et la diversité des points de vue.