La revue du projet

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Synthèse des débats, Marc Brynhole

140 participants. Plus de 40 interventions. Faute de temps, plusieurs participantes n’ont pu intervenir sur le féminisme. 

 

Des digues antiracistes ont lâché : s’opposer au déversement nauséabond dans les réseaux sociaux.

Des amalgames courants : toute personne étrangère devient «  musulmane ». Emploi incorrect du terme « islamophobie ».

 

Refonder l’égalité et lutter contre les discriminations territoriales

Discriminations et tentations communautaristes se nourrissent. Ni voir du communautarisme partout, ni perdre l’écoute de ce qu’on nous dit vraiment. La suspicion de réflexe communautariste naît dès que des personnes d’origine immigrée s’organisent.  Au « communautarisme », opposons le mot « communautaire ». Adressons-nous au peuple tel qu’il est, et non tel qu’on voudrait qu’il soit.

Des actes racistes  gravissimes se multiplient : le saccage d’un bâtiment funéraire musulman à Orléans.

Parlons avec les  victimes des discriminations. L’unité des souffrances s’inscrit dans la lutte de classe. La mise en concurrence effrénée des individus passe par le racisme et le sexisme.

La France n’est pas immunisée. Ne séparons pas « femmes » et « salariées », « rom » et «  demandeur de logement ». Affronter l’offensive idéologique décrivant des êtres de nature et non de culture.                                                                                                                                                              

 

Racisme et construction identitaire

Ma mère disait : «  tu ne seras jamais une Française comme les autres ».  On nous enferme dans des identités.  Les émeutes de quartier sont « ethnicisées ». Les jeunes renvoyés à des questions de race vivent une violence quotidienne.  « À qui profite le crime ? »

Encore des efforts pour diversifier nos listes. Menons campagne et sortons de la question « voile et candidates ». Les souffrances s’inscrivent dans un recul généralisé des droits. Les élections départementales doivent intégrer ces questions.

Être et agir au plus près. Les abandons de la politique ont laissé des espaces au « religieux ». « De nombreux jeunes de ma ville n’ont pas voté et se tournent vers l’Islam qu’ils ne connaissent pas plus que la politique ». Travaillons les convergences sur les valeurs au lieu d’opposer. Sans concessions sur les droits, travaillons les rapprochements.

Déconstruisons les discours de l’extrême droite surtout quand leurs discours semblent proches des nôtres. Levons les confusions.

La loi « anti-terroriste » est grave pour l’ensemble du droit français : l’accusation reposant sur la suspicion. Marier « vivre ensemble » et « bien vivre ». La gravité de la crise conduit à ce « qu’on n’arrive plus à vivre ensemble ». La dimension « police et sécurité » doit être mieux prise en compte en se plaçant sur le terrain de la protection des personnes.

Il y a besoin de campagnes précises comme la création de carrés musulmans dans les cimetières : jusqu’à la mort, des droits sont niés.

Il est satisfaisant que ces questions soient mises au cœur de nos débats. Les batailles pour l’égalité sont des outils de lutte contre le racisme. Toutes les politiques de la ville sont marquées par les discriminations. Vivre ensemble, oui,  mais égaux !  La situation des Roms est inacceptable au cœur de l’Europe dans des politiques intracommunautaires. Il faut prendre du temps sur les raisons d’une attractivité de l’extrême droite chez des personnes issues de l’immigration. Comment la voix de la République va-t-elle jusqu’à eux ?

La politique décrédibilisée crée l’insécurité et renforce des replis : famille, religion… il y a urgence à apporter des réponses. Nous devrions être le parti « des quartiers » ; y présenter des candidats. Sur le droit de vote des étrangers sans réponse depuis 30 ans, soyons audacieux. En 1925, le PCF présentait des femmes alors inéligibles. Un profond travail sur la conscience de classe est devant nous.

Le patriarcat a précédé le capitalisme, menons les deux combats de front. Capitalisme et patriarcat s’articulent avec racisme. Le voile est un moyen d’oppression du patriarcat même si la recherche de moyens de lutter coexiste. Examinons sans a priori ce que signifie le port du voile.  Des femmes se font massacrer pour le refuser et d’autres cherchent dans le Coran des voies d’émancipation. Devons-nous décider à leur place ?

Sur le papier, le PCF est exemplaire sur le féminisme. Son fonctionnement en est loin : langage, écoute, alternance des prises de parole…

Faire des propositions et se retrouver une fois par an dans un tel rendez-vous.  Dans féminisme, renforcer la réalité économique et renforcer la  notion d’égalité des chances sur le plan politique, culture, social. Ne pas oublier l’inégalité face au handicap.

Collectivités et moyens sont essentiels.

Le racisme est un moyen d’oppression. Chez des communistes il peut être présent. Agissons pour le droit de vote des étrangers.

L’activité de proximité est un moyen incontournable pour faire reculer et battre le FN.

Renforcer  la bataille pour l’égalité scolaire et créer des passerelles entre nos commissions de travail. Prochain sommet alter-Europe : l’occasion d’aller plus loin sur les droits au savoir pour tous. Les discriminations sont une base de toutes les actions publiques dans les villes dirigées par le FN.

La Revue du projet, n°42, décembre 2014. 

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