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Un 36e congrès à l’aune du renouvellement du PCF, Laurent Péréa*

Au bout de cette construction collective, au bout de cette nouvelle campagne d’adhésions qui démarre, vraiment ces mots « Je suis communiste et ça fait du bien ! », seront le cri du cœur...

Pendant longtemps, les partis tout comme le PCF, se sont considérés comme seuls aptes à penser la société, à élaborer des solutions. Cela reposait sur des démarches délégataires avec une cascade de hiérarchies : entre partis et mouvements ; entre adhérents et « non-adhérents ; entre dirigeants et « dirigés ». Et ce, au moment où dans la société, émergeaient des aspirations à l’égalité devant les responsabilités et la créativité.
C’est à ce moment-là, que des individus qui ne se retrouvaient pas dans la sphère politique, ont considéré qu’il y avait peut-être une place pour eux, pour leur engagement et pour les initiatives qu’ils pouvaient prendre dans un rassemblement mis à leur disposition, le Front de gauche, et un parti politique, le PCF. Dans leur diversité, leur richesse, nombreux ont rejoint le PCF, donnant par cet acte réfléchi une responsabilité énorme au PCF lui-même.

Un nouveau déploiement politique possible

Comment, dès ce 36e Congrès, en faire des acteurs dynamiques pour le rassemblement et la transformation sociale ?
L’enjeu est bien posé dans cette dimension, notamment par le fait, que ces nouvelles et nouveaux adhérents sont un des éléments structurants du rassemblement en cours de construction, pour lui donner un souffle nouveau, plus puissant, plus dynamique, parce qu’elles et eux-mêmes sont issus des différentes composantes de la société, parce qu’elles et eux font société. Ils et elles, de fait sont des acteurs portant une nouvelle dynamique, un nouveau déploiement politique possible, un nouveau regard sur la société, mais également la nécessité de développement de l’organisation communiste. Ils représentent un apport complémentaire à l’expérience acquise par celles et ceux qui ont façonné l’organisation jusqu’à aujourd’hui.

Libérer la capacité d’initiative

Cela ne les oppose pas, bien au contraire. On perçoit comment le besoin apparaît de l’apport de l’autre, de son expérience, et ce, dans un profond respect de « l’ancien », jusqu’à parfois « épouser le moule » par facilité. Pour cela, une responsabilité est posée aux dirigeants, celle de créer les conditions du partage de l’expérience, tout en libérant la capacité d’initiative, d’intervention, d’engagement qui habite chacun d’eux.
Les élections ont été un révélateur dans la période. Révélateur dans l’innovation, la capacité d’initiatives politiques, l’accueil de nouveaux adhérents. Dorénavant, l’enjeu est bien de permettre à ces nouveaux communistes, ces milliers de nouveaux militants de pouvoir déployer leur engagement au service du collectif, de batailles émancipatrices. Il est posé pour aujourd’hui et pour demain.
Ce qui pose la préparation du 36e Congrès comme une étape importante en ce sens. Un Congrès qui peut être l’occasion de les accueillir en grand, se mettre au service du renouvellement, pour leur donner toute leur place, pour qu’ils appréhendent l’organisation du PCF dans sa dimension humaniste, fraternelle, d’universalité et de paix, pour y prendre des responsabilités, pour bousculer la réflexion et l’action politique.
Ils ont déjà une expérience forte avec nous, au travers du Front de gauche et des batailles que nous avons menées en commun. Nous ne partons pas de rien pour les inviter à participer à cette construction politique porteuse d’espoir.
Plus que jamais, les liens, le débat qui seront instaurés à l’occasion de ce Congrès, seront autant de marques de confiance qui leur donneront la place qui est la leur dans le PCF. Une place pour l’avenir du PCF, certes, mais aussi pour l’ensemble du rassemblement de transformation sociale en construction. Et cela, c’est en proximité, dans chaque collectif communiste, chaque section et fédération que cette responsabilité est posée pour les jours à venir.

Un communisme de nouvelle génération

Confiance aux nouvelles et nouveaux adhérents, telle est la détermination à avoir, parce que le PCF ne peut qu’être fier qu’ils et elles l’aient rejoint, constituant ainsi une nouvelle génération de communistes, la naissance et l’affirmation d’un communisme de nouvelle génération. L’ambition affichée avec ce Congrès est de bâtir, inventer, créer une nouvelle gauche dans le rassemblement, en s’appuyant sur l’intelligence qui est dans la société, et donc, sur celle de ceux qui rejoignent le PCF. Et parce qu’ils et elles veulent s’investir, être des actrices et acteurs, avec celles et ceux qui sont déjà le PCF, l’audace et la confiance dans une démocratie renouvelée doit être la voie des communistes en leur direction à l’occasion de ce 36e congrès.  n

*Laurent Péréa est responsable des nouveaux adhérents, au sein du conseil national du PCF.
 

La Revue du projet, n° 22, décembre 2012
 

Il y a actuellement 1 réactions

  • 36eme Congres

    J'ai été surpris du triomphalisme affiché dans l'Huma d'hier au sujet du vote des communistes .En effet, sur 130.000 adhérents minimum, 63.000 étaient à jour de leurs cotisations, soit moins de 50%, 24.244 se sont exprimés soit 38,5% et 17734 ont approuvés le projet du CN. soit73,15% des votants ou 28,3% des à jours ou 13,64 des adhérents.Donc, on peut constater :1/ que le parti n'a pas pu mobiliser dans les réunions de sections 2/ que les adhérents n'ont pas su ou pu lire entierement ( c'est mon cas ) le trop volumineux recueil des textes 3/ que le texte du C.N. ne peut en aucun cas se parer d'une quelconque légitimité pour la suite.Il est souhaitable que lors du congres, tout soit fait pour permettre à TOUS les délégués ( en supposant que leur désignation ne soit pas orientée) de s'exprimer et que le résultat final tienne compte de ces opinions afin d'aboutir à un parti vraîment Communiste.

    Par Solal Maurice, le 18 décembre 2012 à 09:06.