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En France, 2 % du PIB sont dépensés dans la R&D

En 2012, 46,5 milliards d’euros ont été consacrés en France à la Recherche et développement (R&D), privé et public confondus. Cela représente 2,2 % du PIB. Ce chiffre est supérieur à la moyenne européenne mais reste largement en deçà de l’objectif que s’est fixé l’Union Européenne d’une dépense en faveur de la R&D équivalente à 3 % du PIB.

Le montant des dépenses consacrées à la R&D varie fortement selon les régions. En Midi-Pyrénées, 4,8 % du PIB correspond à des dépenses de R&D (graphique), ce qui en fait la première région française de ce point de vue. Suivent l’Île-de-France, la Franche-Comté et Rhône-Alpes, avec autour de 3 % du PIB dépensé dans la R&D. Champagne-Ardenne, Poitou-Charentes et le Nord-Pas-de-Calais sont en revanche les régions qui consacrent le moins d’efforts dans la recherche, avec moins d’1 % de leur PIB correspondant à des dépenses de R&D.

Dans le secteur privé, c’est la construction automobile qui consacre le plus de ressources aux dépenses de R&D au niveau national. Ce secteur est particulièrement représenté en Île-de-France, en région Centre, en Franche-Comté ou en basse Normandie notamment. D’autres secteurs pèsent fortement à une échelle régionale, notamment la construction aéronautique et spatiale, dans les régions Midi-Pyrénées, PACA et Aquitaine. Dans certaines régions, la recherche apparaît fortement spécialisée sur un petit nombre de secteurs. Par exemple, les trois branches les plus importantes de R&D dans les régions Franche-Comté et Auvergne représentent 85 % de la dépense totale, ce qui marque une très forte concentration.

La dépense publique pour la recherche représente 0,8 % du PIB national, soit 37 % de la dépense totale pour la recherche. L’effort est porté essentiellement par l’enseignement supérieur (0,30 % du PIB), les établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST, pour 0,26 % du PIB) et les établissements publics à caractère industriel et commercial (ÉPIC, pour 0,18 % du PIB).

L’enseignement supérieur est réparti de façon relativement homogène sur l’ensemble du territoire, avec une légère surreprésentation en Midi-Pyrénées, et une légère sous-représentation en Champagne-Ardenne ou Haute-Normandie. Les huit EPST, parmi lesquels le CNRS, l’INRA ou l’INSERM, sont également présents sur l’ensemble du territoire, même si leur présence reste assez faible dans certaines régions. Enfin, les douze EPIC (statut par exemple du CEA, de l’IFREMER ou du CNES) sont répartis spécifiquement dans certaines régions. Ils apparaissent très présents notamment en Languedoc-Roussillon, en Midi-Pyrénées et en PACA.

La Revue du projet, n°50, septembre 2015
 

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