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Synthèse des débats, Gilles Garnier

 

Dans le débat, de nombreux camarades se sont exprimés suite au rapport de notre député européen.

Jean Marie de Moselle a fait part d’une expérience très intéressante de coopération politique entre le PCF, le Front de Gauche et ses homologues belges, allemands et luxembourgeois, tant sur les questions fiscales que sur la question des travailleurs transfrontaliers.

Elizabeth Gauthier au nom de la fondation Transform, a insisté sur la nécessaire prise en considération de l’éventualité de la victoire de Syriza en Grèce qui mènera une politique à contre-courant des actuels dogmes européens et qui devra avoir le soutien actif de toutes les forces de progrès en Europe. Elle a plaidé pour qu’une réflexion et des actions soient menées contre l’extrême droite partout en Europe.

 

Christian de Gironde, tout comme Audrey du Pas-de-Calais et Claude de Paris, ont fait part de leur difficulté à expliquer notre positionnement pour réorienter de fond en comble la politique de l’Union européenne et sa reconstruction sur d’autres bases. Ils ont insisté sur le fait que l’argument de la sortie de l’euro voire de l’Union européenne n’était pas l’apanage de l’extrême droite et que des camarades ou sympathisants souhaitaient que les positions du PCF soient plus claires. La sortie de l’OTAN paraissait être aussi une bataille nécessaire à relancer.

 

Théo de Paris, a rappelé les constructions originales de solidarité qui se mènent dans les pays victimes du rouleau compresseur austéritaire, il y a des pistes à mettre en valeur sur la question du logement, de la santé ou en s’appuyant sur les revendications des consommateurs. Il a aussi insisté sur le nécessaire combat contre les idées d’extrême droite qui progressent et dit que la défense de la souveraineté, ne devait pas être l’apanage de l’extrême droite qui pervertit le débat. Il a aussi demandé une analyse plus fine des phénomènes indépendantistes en Catalogne et en Écosse.

 

Une camarade de la Meuse s’est interrogée sur le concept d’union des peuples et des États souverains qu’elle trouve intéressante mais lointaine face à des institutions européennes « cadenassées ». Paul de Haute-Garonne a porté les mêmes conclusions.

 

David de Seine-et-Marne a insisté sur la nécessité de « l’européanisation » des luttes qui donnent à voir une alternative au plan européen. Le PCF se doit d’être de ces combats et aider à les rendre visibles.

Serge de Dordogne s’est plaint que le débat dans le parti ne soit pas assez irrigué par les questions européennes, pourtant, en matière agricole, c’est bien à ce niveau qu’il faut réfléchir et agir. La formation des militants sur cette problématique lui paraît un enjeu indispensable pour les mois à venir.

 

Catherine Mills, économiste a mis en évidence le fait que les propositions portées par le PGE et le groupe GUE NGL commençaient à être reprises par d’autres, en particulier sur le rôle de la Banque centrale européenne. Elle a tenu à rappeler les graves conséquences que la sortie de l’euro aurait pour les peuples : des dévaluations compétitives et donc concurrentielles que les États mettraient en place et qui accentueraient les reculs sociaux et démocratiques. L’idée d’une monnaie commune mondiale à la place du dollar progresse dans de nombreux pays en particulier chez les BRICS (Brésil, Russie, Chine et Afrique du Sud).

 

Nicolas du Val-de-Marne a décrit la situation comme une véritable guerre que l’Union européenne et les gouvernements mènent contre les peuples. C’est l’avenir démocratique de notre pays et du continent qui est en jeu.

 

Robin de Loire-Atlantique a fait le lien entre la réorganisation des territoires en France et l’homogénéisation des situations en Europe. La fin de la spécificité française ?

Francis Wurtz du Bas-Rhin a rappelé la connivence totale entre les politiques de droite et social-démocrates françaises et les politiques menées au sein de l’Union. « L’Union européenne n’est pas un corps étranger à la France ». Il a rappelé que même dans le cadre actuel, la France n’use pas de ses moyens de pression pour réorienter les politiques européennes. Si elle le faisait cela changerait totalement la donne comme elle aurait pu le faire au moment de la ratification du traité « Merkozy ». Il a insisté sur le rôle positif que pourrait jouer l’Union européenne dans le cadre de la mondialisation au lieu de la subir et de céder aux dogmes ultralibéraux. 

La Revue du projet, n°42, décembre 2014.

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