La revue du projet

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Synthèse des débats, Isabelle De Almeida

 

L’écologie

La plupart des 33 interventions ont abordé la question de l’écologie, comme entrée dans les transformations à mettre en œuvre dans notre modèle de développement humain durable et pour relever les défis de notre époque : la question de l’énergie a été au cœur des échanges et des propositions.

L’urgence climatique avec le dernier rapport du GIEC indique qu’il y a urgence à combattre le réchauffement climatique et réduire les GES ; cela nécessite un engagement national et local des communistes, d’autant plus que les annonces sur les délais sont à l’échelle de nos vies, du moins pour les plus jeunes. C’est une préoccupation de la jeunesse qui en voit les conséquences.

Il nous faut  identifier les secteurs et les modifications possibles et mener des batailles concrètes sur par exemple la rénovation thermique des bâtiments, les transports, la relocalisation de productions là où c’est possible comme le bois, l’agriculture ...

Il faut  sortir du schéma productiviste dans lesquel certains voudraient enfermer le PCF. Partir de notre texte  du 36è congrès qui fait de l’écologie une  question transversale. La question de l’écologie est au cœur de la nécessaire transformation de la société. Il y a nécessité à faire monter le débat sur le rapport humain/nature, sur l’écosystème non pas en opposant production et écologie ou satisfaction des besoins humains et écologie. La question ne peut être posée par rapport à la décroissance ou la croissance mais doit l’être par rapport aux  productions à diminuer, par exemple le nucléaire militaire, et aux aménagements favoriser ou non.

 

La démocratie citoyenne

Il y a besoin pour cela de favoriser la connaissance et le débat dans le Parti,  et plus largement avec les forces, les acteurs  et citoyens concernés, par exemple sur les nouveaux aménagements envisagés dans certaines régions ou localités. D’où un nécessaire enjeu de démocratie citoyenne pour aider aux prises de décisions.

L’énergie plus particulièrement, l’eau aussi  sont des enjeux géopolitiques,  leur accaparement conduit à des conflits : la question des pouvoirs est à faire évoluer en France mais aussi en Europe et dans le monde, le rôle de l’ONU et de l’OMC sont à reconsidérer.

 

La maîtrise sociale et publique de l’énergie

Elle doit être cœur des débats sur l’écologie, l’écologie ne peut être sous l’emprise des marchés financiers : l’exemple récent de la privatisation des barrages hydrauliques va certainement conduire à une recherche des profits et donc à un accès plus difficile car plus couteux. Il ya déjà des exemples de l’inaptitude de la mise en concurrence : la téléphonie …

La réforme territoriale qui s’annonce aura aussi des répercussions sur le contrôle, le transport , et l’accès à l’énergie : la commission Énergie du PCF est en train d’y travailler .

Aussi, l’existence et le développement  des services publics est  indispensable pour promouvoir un nouveau modèle productif, social et écologique ; une question est venue sur  monopoles publics ou pôle publics : il faut mieux expliquer le processus.

Il y a eu échanges sur la question des énergies à réduire ou à développer : la question du nucléaire avec le problème de la sécurité,  celle de l’utilisation du charbon disponible sur tous les continents mais avec le problème du captage et stockage de CO2.

Il y a donc besoin de développer la recherche publique et notamment dans le domaine technologique. Car il faut faire le pari de l’intelligence humaine pour produire des avancées dans le domaine de l’énergie. Cependant, au vu des urgences climatiques, les progrès technologiques ne pourront y répondre.

Promouvoir un nouveau modèle productif, social et écologique demande des investissements, des financements et une politique du crédit tout autre. Les politiques d’austérité entravent cette ambition : par exemple  dans les collectivités locales, les critères de développement durable pour les politiques locales (bâtiment, rénovations …) coûtent de l’argent alors que les budgets sont réduits. Un intervenant a précisé que seule la transition énergétique ne règlera pas la question de l’emploi dans notre pays. Une camarade travaillant dans la santé propose que la question de la santé au travail soit aussi partie prenante de l’enjeu écologique, avec notamment l’expositions aux produits dangereux .

 

Sur l’industrie, la production…

La question des filières à valoriser a été soulevé à partir de la filière bois et de la production agricole.

L’économie circulaire comme enjeu pour changer les entreprises, la production de biens et de services et répondre aux questions écologiques ont été peu abordées, et celle de la nouvelle phase  l’évolution du numérique  travailler et à promouvoir .

La nécessité de changer nos modes de vie, de consommation de biens et de services a été abordée comme devant faire parti de notre débat. Pour autant, faut-il rationner ou bien plutôt produire et consommer autrement ?

Il a été question de construire des propositions locales pour envisager une nouvelle industrialisation : comment les collectivités locales peuvent agir sur la création d’entreprises et la relocalisation.

La notion de propriété, la participation et les droits et pouvoirs des salariés a été abordée avec l’économie sociale et solidaire, les coopératives et la possibilité d’agir déjà concrètement pour une reprise du bien commun. Cependant, la création de coopératives ne peut s’appliquer à tous les secteurs de l’industrie.

Il y a aussi une bataille à mener sur le contrôle des comptes des entreprises, cela aide à dénoncer le coût du capital.

Il faut aussi aborder la question de la commercialisation des produits, et des services dans notre projet de nouveau modèle et donc les conditions de travail.

La résolution des inégalités femmes-hommes dans les salaires, dans la précarisation y compris dans l’ESS, dans l’accès à l’énergie, dans l’accès aux emplois de l’industrie (baisse de l’emploi féminin alors qu’il y a développement des technologies) doit faire partie de notre projet pour un nouveau modèle humain durable.

L’économie circulaire comme enjeu pour changer les entreprises, la production de biens et de services et répondre aux questions écologiques a été peu abordée .

La nouvelle phase  de l’évolution du numérique et de la robotique doit aussi être abordée car elle va bouleverser la société, le travail et l’emploi.

En conclusion : nous avons à bien développer la cohérence de notre démarche, il s’agit de construire un nouveau mode de développement humain durable alliant les exigences sociales, écologiques et démocratiques.

La Revue du projet, n°42, décembre 2014.

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