La revue du projet

La revue du projet
Accueil
 
 
 
 

La famille traditionnelle encore largement majoritaire en France, Michaël Orand

Que les défenseurs autoproclamés de la « famille traditionnelle », que l’on a décidément beaucoup entendus ces derniers mois, se rassurent : leur modèle reste encore largement préservé en France. C’est ce que montre, en tout cas, l’enquête Familles et logements 2011 de l’INSEE, dont les premiers résultats ont été publiés à la fin de l’année dernière.

En effet, plus de 70 % des familles avec des enfants mineurs sont des familles traditionnelles, c’est-à-dire, dans la définition statistique, des familles où tous les enfants présents sont ceux des deux membres du couple. Cette proportion est en légère baisse, d’environ deux points, par rapport à 2006. Les autres familles sont soit des familles recomposées (9,3 % des familles avec mineur), c’est-à-dire où au moins un des enfants n’est pas l’enfant de l’union actuelle, ou bien des familles monoparentales (20,3 %).

Les familles recomposées ayant plus d’enfants que les familles traditionnelles (2,3 enfants en moyenne contre 1,9), la proportion d’enfants vivant dans une famille recomposée est légèrement plus importante. Ainsi, ce sont 11 % des enfants de moins de 18 ans vivant en France métropolitaine, qui vivent dans une famille recomposée, soit environ 1,5 million d’entre eux. 9,8 millions d’enfants vivent dans une famille traditionnelle, et 2,5 millions d’entre eux vivent dans une famille monoparentale, la plupart du temps avec leur mère.

D’après la définition adoptée par l’INSEE, vivre dans une famille recomposée ne signifie pas nécessairement vivre avec des demi-frères ou des demi-sœurs. En fait, parmi les 940 000 enfants qui résident avec un beau-parent (la plupart du temps un beau-père), 430 000 vivent sans demi-frère ni demi-sœur. Pour les 510 000 autres enfants, la cohabitation se fait soit avec des enfants dont ils partagent un parent (410 000 d’entre eux), soit avec des enfants de leur beau-parent avec lesquels ils n’ont aucun lien de parenté direct (100 000 enfants, on parle alors de quasi-frère ou quasi-sœur).

 

La Revue du projet, n° 36, avril 2014
 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.