La revue du projet

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le Programme du FDG en débat : Santé et protection sociale solidaires

Une des grandes questions qui demeurent dans les principales préoccupations de la population et un marqueur d'une politique vraiment à gauche, d'une réelle rupture avec le libéralisme. 

 

La définition de la santé par  l’OMS (pas uniquement l’absence de maladie mais aussi état de bien-être), est pour nous le vrai objectif d’une politique de santé progressiste et efficace. Il faut l’affirmer et se donner les moyens de l’atteindre rapidement pour toute la population. Les grands axes structurants d’un projet alternatif :

égalité : pour ce qui concerne tous les aspects (géographique, économique, spécialisation, excellence, etc.) gratuité : un des volets de l’égalité. Il faut en finir avec les « restes à charge », c’est inacceptable. Il faut le courage de s’opposer à cette dérive et clairement ouvrir la perspective de la prise en charge à 100% par la Sécurité sociale de ce qui constitue les soins dans une acception large­. proximité : une des principales raisons de discrimination, des pertes de chance. Il faut engager un processus de réouverture de structures de proximité pour lutter contre les déserts sanitaires qui se sont installés dans le pays. universalité : le système de santé doit être réellement égal quels que soient la tranche d’âge concernée, le niveau des revenus, les connaissances.  

 

solidarité : le système de santé doit être en phase avec les valeurs de solidarité et de service public. Le service public est la structure qui permet de garantir la proximité, la sécurité et l’égalité d’accès s’il est modernisé, financé et démocratisé. C’est une valeur moderne et d’avenir. La protection sociale doit retrouver toute sa dimension solidaire. démocratie : elle est indispensable à notre système de santé. Nous devons être très innovants et persévérants. Il faut inventer de nouvelles instances, il faut généraliser les processus d’élection pour les représentants dans ces instances. sécurité : l’évolution des sciences et des techniques doit permettre d’atteindre un niveau de sécurité élevé pour les usagers. C’est une dimension importante.

La notion de santé pour toutes et tous implique la capacité de répondre aux besoins de santé identifiables dans la France du XXIe siècle et à  l’ambition de l’égalité de l’accès aux soins. Pour cela, l’accent doit être mis sur la promotion de la santé, les dépistages et sur la prévention ainsi que l’éducation à la santé. C’est aussi porter une orientation politique globale visant à réduire les risques présents dans l’environnement physique, économique et social. Cela passe par une alimentation et des revenus adéquats, des conditions de logement convenables, une eau et un environnement sains, la possibilité de jouer pleinement un rôle dans la société. 

 

Cela nous commande d’agir ensemble pour augmenter les chances : • de naître en bonne santé, de parents qui ont désiré et ont le temps et les moyens pour faire de l’enfant un futur adulte socialement autonome et responsable.  • de vivre dans un environnement stimulant d’interaction sociale à l’abri de la guerre qu’elle soit armée, sociale, économique. • de vieillir dans une société qui aide nos aînés à préserver leurs capacités, à leur garantir une retraite confortable, à offrir des soins adaptés, à accomplir leur vie dans la dignité.  C’est  une question de choix politiques où l’implication du plus grand nombre sera décisive.  L’état de santé d’une population dépend à la fois de la réalité sociale, économique et environnementale et du système de soins. Il faut agir simultanément sur ces aspects. La densité du maillage sanitaire et la proximité des structures de soins y participent.

 

1. Prévenir La prévention doit chercher à éviter que la maladie ne survienne. Il s’agit donc de s’attaquer à la dégradation de la santé au travail, la mauvaise alimentation, la pauvreté et l’exclusion, les conditions de vie difficiles, les dérèglements environnementaux, la perte d’autonomie, les conduites relevant de l’assuétude... À la domination et l’exploitation, il faut substituer la coopération et le partage. Les moyens consacrés au dépistage doivent être démultipliés (formation des soignants, éducation à la santé, fréquence du dépistage…). La prévention n’a de sens que si elle est durable et surtout si elle vise à toucher tout le monde. La visite médicale annuelle dans le cadre de la médecine du travail doit être rétablie, étendue aux chômeurs et aux précaires, elle doit être un bilan des conditions de travail et des conséquences pour la santé. Le bilan de santé régulier doit être développé chez les retraités, de même que pour les scolaires.  La prévention doit assurer le retour à une vie « comme tout le monde », avec tout le monde, et permet de choisir librement son mode de vie. Cela passe par une politique publique transversale entre travail, transports, logements, revenus.

2. Guérir En matière de soins, une règle s’impose : la qualité pour tous. La qualité, c’est en tout premier lieu l’accès simple et rapide aux structures de soins. Les structures de proximité sont la réponse pour les pathologies les plus fréquentes.  L’enjeu est les développer en optimisant leur fonctionnement.Le véritable garde-fou des dérives du secteur privé est un secteur public fort, performant, démocratique et éthique, de haute qualité.  La relance de l’hôpital public – de l’hôpital général au CHU – est une priorité. Elle passe tout autant par des réponses urgentes au financement de l’hôpital public et la pénurie de personnel, qu’au dynamisme et à la modernisation de l’hôpital public. Les bénéfices du secteur lucratif de santé, réalisés scandaleusement sur le dos des malades et de la Sécurité sociale, sont utilisés pour spéculer. Cela doit être interdit. Les lois et décrets qui au cours des dernières années ont favorisé fusions et partenariats public-privé doivent être abrogés.

3. Accompagner ceux qui souffrent Parfois, la guérison n’est pas ou n’est plus envisageable. Pour autant, l’objectif d’une vie de qualité demeure. Qu’il s’agisse de la maladie, du handicap, ou de la fin de vie, l’exigence de l’accès aux droits, du respect de la dignité humaine doit guider la politique sanitaire et les choix éthiques.

4. Démocratiser Nous proposons une démocratie sanitaire participative ascendante fondée sur des conseils cantonaux de santé et / ou des bassins de vie composés d’élus locaux, de représentants des professionnels, de représentants d’ayant droit à la santé que sont les usagers. Ces conseils recenseront les besoins de santé, valideront la réponse à ces besoins apportée sur le territoire concerné et contrôleront démocratiquement la réponse. Nous proposons une consolidation au niveau régional avec des Assises régionales de la santé adossées au Conseil régional. Nous voulons une mise en cohérence nationale avec des Assises nationales de même composition et assurant la vision nationale indispensable pour une maîtrise de la politique de santé.

 

p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } La commission Santé Protection sociale du Pcf a travaillé un ouvrage collectif pour promouvoir le projet toujours évolutif et définitivement provisoire du Pcf et du Front de gauche 

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